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Rehana Mangi

Du Pop au photo réalisme, de l’art minimal à la peinture persane, le travail de Rehana Mangi montre une polyvalence des genres qui partagent le principe de répétition propre à la miniature. Ses séries peuvent être classées selon quatre groupes, qui ont tous en commun la lettre D : Design, (Vie) Domestique, Dissimulation et Déconstruction.

Virgina Whiles

La conscience raffinée du design de Rehana Mangi joue avec l’exercice le plus basique d’apprentissage du dessin par le biais de lignes répétées sur des petits carrés. Elle les sort de leur boites pour les faire entrer dans le chari vari (les quatre murs) de l’espace domestique, où ses grilles rappellent les motifs de papier peint, les carreaux ou les échantillons de broderies.

Curieusement, ce monde est celui qui accueillit les miniaturistes lors de la disparition du patronage de cour. Ils ont appliqué leurs compétences aux surfaces intérieures des murs, aux écrans, au mobilier, aux métaux et même, à des plaques photographiques, ce qui clôt le cycle ouvert avec les khitabs khanebs (ateliers-bibliothèques). Dans ces espaces les peintres et les calligraphes travaillaient aux côtés des relieurs, des doreurs et des enlumineurs collaborant dans la pratique sur divers médias, fusionnant l’art et le design, comme dans les pratiques actuelles.

Extrait d’un texte sur  Rehana Mangi par Dr. Virginia Whiles